Pleasure Trap – Walls (Oldschool Records – 2020)

Un beau matin, nous avons reçu dans notre boîte aux lettres un album de Oi expédié de Varsovie ! Walls, du groupe Pleasure Trap. Bien vu l’équipe : aussitôt écouté, la rédac de Karton s’est fendu d’une petite chronique…. | Par Nino Futur


Vous savez, à l’image du chasseur, il y a les bons et les mauvais groupes de Oi.

Sans m’attarder d’avantage dans cette blague aussi réchauffée que le climat, elle résume de manière générale mon état d’âme intérieur lorsque on me fait part d’un groupe Oi à écouter…D’abord viennent les premières impressions : les légères gouttes de sueurs à la vue des artworks, des photos et autres skineries mises en valeur, puis le verdict, l’instant de vérité un fois le groupe sur la platine et le contenu digital laser disc ingéré.

Sans plus de suspens, Pleasure Trap font parti de la classe des bons groupes de Oi.

Dès l’introductif « Choice » mes aprioris sont de suite effacés, aucuns gimmicks rassis et mal digérés du genre sont au rendez-vous, aucune balourdises un poil trop beauf à l’horizon et pour notre plus grand bonheur !

Pleasure Trap sont Polonais, de Varsovie même à en croire l’internet (ne faites pas comme moi, ne croyez pas l’internet…) et viennent de sortir sur le label Oldshool Records « Walls », leur second long format, cohérent du début à la fin, et surtout d’une très bonne efficacité.

Du long de ses vingt-neuf minutes que on ne voit pas passer, les Polonais nous montrent que leurs leçons ont bien été apprises et remaniées avec panache. Ne reniant aucunement le Rock, celui avec un grand « R » (« Choice », « Pleasure Trap » et son solo qui tache), ou encore l’aspect plus mélodique et chansonnier du punk rock (le tubesque « Roles », « Needful Things »), la teneur en énergie du punk rock de ces jeunes Varsoviens n’est pas à nous rappeler les vieux disques Hellcat, et plus particulièrement leur dernier petits protégés Anglais de chez Grade 2.

En effet, on ressent cette même énergie punk rock, entre punk old shool et rock rudeboy, plus conventionnel parfois aux frontières de la powerpop avec la même sensibilité des jeunes punx de l’île de Wight.

Avec un inévitable morceau Ska 2tone, influence northernsoul ma foi plutôt réussi qu’est« Bombs » le groupe marque des points en crédibilité et par la même nous rappelle vaguement les heures de Gloire de Left Alone.

Mention honorable pour « Red Rose » à la frontière du pop-punk avec son admirable mélodie, qui ne peut rien évoquer d’autre que Rancid, pour un des morceaux les plus réussi de l’album.

Après un final à la fois performant et tout en souplesse « It’s All just started », le disque se termine nous laissant fasse à un ensemble de constats plutôt positifs : la production de l’album ne laisse clairement pas à désirer et mets même à l’amende une grande partie de groupes du genre, il reste encore de l’espoir entre moi et le punk rock de skins, la Pologne est en fait un véritable vivier à groupes prometteurs et ce dans toutes les scènes, et surtout rien ne ressemble plus à un polonais qui tente de chanter en Anglais qu’un Espagnol qui tente de chanter en Anglais, je vous assure.

« Mais les mauvais chasseurs dans tout ça ?? Qui sont-ils ? » me direz-vous… ça ce sera peut être au prochain épisode…